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Ma vie sous Linux


Il est temps de tester un système Open Source
Publié le 20/01/2011, par Stéphanie Chaptal
   
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Un ordinateur portable un peu trop vieux, une envie de changer sans pour autant jeter un matériel qui fonctionne encore… mercredi dernier, j'ai eu envie de m'offrir un nouveau joujou à bon compte en passant l'une de mes machines sous Linux. Après une semaine de vie commune, la transition est réussie ! Récit.



Il était une fois un Macbook première génération (arrivé aux alentours de fin 2006 dans mon foyer) qui après de longues années de bons et loyaux services commençait à manquer un peu de souffle (notamment pour accepter les nouvelles versions de Mac OS X et d'iTunes). Remplacé depuis deux ans comme ordinateur de travail par un modèle plus récent, il servait depuis d'ordinateur familial pour surfer sur Internet, regarder quelques films ou écouter de la musique. Il faisait aussi office de « PC de vacances », outil pratique pour récupérer les photos et consulter ses mails. Depuis quelques temps déjà, je le sentais moins stable au fur et à mesure des mises à jour de Mac OS X. Et plutôt que de lui imposer la dernière en date (la 10.6.6) et l'arrivée d'une AppStore aussi inutile que gourmande, j'ai préféré le changer totalement de système d'exploitation et le passer sous Linux.
Ce système d'exploitation fait partie des logiciels open source (tout comme Firefox), c'est à dire des logiciels dont les créateurs se sont engagés à diffuser librement le code source (la recette informatique pour le créer) et laisser ainsi d'autres personnes les modifier à leur gré. Pour nous utilisatrices, cela signifie que ces logiciels sont souvent gratuits à installer (mais pas toujours, il existe des distributions payantes de Linux!), et que comme de nombreux développeurs (et développeuses) travaillent dessus, ceux-ci s'adaptent très rapidement aux nouveautés technologiques.


Une installation en toute sécurité



La première étape a été plutôt simple : récupérer sur un disque dur externe tous les fichiers à conserver - photos, vidéos, courriers, etc. Seule la musique n'a pas subi le même traitement car elle est déjà sur mon baladeur. Ensuite, il a fallu choisir la distribution de Linux qui conviendrait. Une petit tour sur Twitter plus tard pour recueillir l'avis d'experts, la réponse conforte mon choix initial, ce sera Ubuntu. Un clic sur Download et il suffit de suivre à la lettre la procédure pour télécharger la version voulue d'Ubuntu. (J'ai opté pour la version Desktop qui convient pour tous les ordinateurs un peu costauds et avec un écran confortable). Ensuite il ne reste qu’à en faire un CD de démarrage. Si vous voulez faire la même chose à partir de Windows, aucun problème : vous aurez également un pas à pas adapté et vous pourrez même choisir d'utiliser une clé USB si vous préférez cette méthode. De même, vous pouvez choisir une version pour processeurs 32-bits ou 64-bits. En cas de doute, préférez la version 32-bits, vous y perdrez peut-être un peu de puissance mais elle s'installe n'importe où.


Une fois le CD créé, j'ai redémarré l'ordinateur à partir du CD. Une fenêtre s’ouvre alors et propose de tester Linux directement à partir du CD (cela permet de tester et de voir si ce nouveau système d’exploitation vous convient) ou de l'installer. J'ai choisi de l'installer, non pas à côté du système actuel mais en remplaçant l'intégralité du disque. Le tout a pris une quarantaine de minutes (sur un disque de 160 Go) soit nettement moins qu'une mise à jour vers Windows 7 (entre 2 et 4 heures suivant mes différentes expériences).
Pendant l’installation, une série de questions sont posées :
• En quelle langue je préfère que l'ordinateur s'adresse à moi (Beaucoup de langues sont proposées y compris des langues régionales comme le catalan, le basque ou le breton !) ;
• Quel sera mon mot de passe pour protéger ma session et lequel je préfère pour mes données de connexion sans fil (ces mots de passe sont obligatoires, même si vous êtes seule à utiliser l'ordinateur) ;
• Quel type de clavier j'ai sous les yeux (avec la possibilité de le tester pour vérifier que toutes les touches sont bien reconnues) ;
• Quel est mon fuseau horaire ;
• …


Tout équipé, tout en sobriété



Une fois passée l'installation, le résultat est plutôt sobre. Il n'y a rien sur le bureau, même pas une petite corbeille papier. Tout se trouve dans la barre en haut de l'écran. A gauche, se situent les applications installées sur l'ordinateur, les raccourcis vers les différents dossiers de rangement (similaires à ceux que l'on trouve dans Windows : Documents, Images, Musiques, Vidéos, Téléchargement, etc.) A droite, on trouve tout le nécessaire pour communiquer : se connecter à un réseau sans fil, activer ou non le bluetooth, lancer ses messageries (courriers électroniques classiques, messagerie instantanée, micro-bloggage à la Twitter), changer de session, éteindre l'ordinateur, etc...
Côté logiciels, en théorie vous n'avez besoin de rien de plus que ce qui est installé avec Ubuntu. Personnellement, Firefox pour naviguer et OpenOffice pour la bureautique me conviennent bien et ne changent rien par rapport aux versions disponibles sous Mac ou Windows. Le gestionnaire de courrier Evolution est un peu déroutant dans le choix de ses icônes, mais il est bien pratique et après un peu d'entraînement se révèle parfaitement compétent. Les logiciels de gestions de photos et de musique (Rhythmbox) ont une interface très minimaliste, mais ils font ce pourquoi ils sont installés. Rythmbox propose même d'écouter la radio en ligne (via Last.FM ou des radios Internet pré-installées) ou d'acheter de la musique en ligne dans trois boutiques différentes.


En revanche, Gwibber pour le micro-bloggage et Empathy (qui rassemble pourtant la plupart des réseaux comme Yahoo Messenger, MSN, Gtalk, ou Facebook) ne m'ont pas convaincue. Ce n'est pas très grave, il suffit d'aller dans Applications – Logithèque Ubuntu et de choisir le logiciel de son choix. J'ai ainsi installé Skype facilement avec ce système.
L'unique gros défaut à mes yeux de Linux est le manque de jeux vidéo. Il y a des astuces pour y pallier, mais c'est si long qu'il vaut mieux en reparler plus tard. Attention en revanche, certains formats commerciaux (comme les MP3 ou le Flash) ne sont pas inclus nativement dans la distribution Linux. Si comme moi, vous avez oublié de cocher la case inclure les logiciels commerciaux à l'installation, vous devrez au fur et à mesure de vos besoins installer les « greffons ». Ce n'est pas compliqué, mais un peu rageant. Pour le matériel, tout dépend de l'appareil : mon imprimante, mon iPod touch et la mini-caméra ont été reconnus sans problème. L'appareil photo et la webcam nécessitent eux que j'installe les pilotes complémentaires.

Au final, après une semaine sous Linux, je trouve ce système d'exploitation bien pratique et pas si rebutant que ça pour une personne qui est à l'aise avec l'informatique sans pour autant être une programmatrice. Si l'absence de jeux purs « gamers » me manque sur cet ordinateur, il fait un compagnon de voyage idéal qui pourra, je pense, m'accompagner encore facilement pendant trois ou quatre ans.



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