ARTICLE DE LA SEMAINE 

Les écoles se numérisent


Retour d'expériences en Lorraine

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Publié le 15/03/2010, par Caroline Mauduit
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« Un ordinateur dans un collège, ça a du sens » lance Pascal Faure, CTICE du recteur de l’académie de Nancy-Metz, et il n’a pas tort ! Une visite guidée au sein de trois établissements scolaires équipés et le doute n’est plus permis. Tableau blanc interactif, Espace numérique de travail, classe mobile… la révolution est en cours.

A l’occasion des Netjournées organisées par groupe ITOP, un petit groupe d’adultes s’est aventuré successivement dans une école primaire, un collège et un lycée professionnel. Mais pour quoi faire vous demanderez-vous ? Certes pas pour retomber en enfance mais pour y constater l’usage des Technologies de l'Information et de la Communication pour l'Education (TICE). Du primaire à la terminale, les nouvelles technologies sont de plus en plus utilisées. Mais encore faut-il que les établissements s’équipent. Ce sont des projets importants qui nécessitent du matériel informatique mais aussi le déploiement de réseaux de communication. D’autre part, c’est toute une méthode de travail qui s’en trouve bouleversée tant pour les professeurs que pour les élèves.

La fin du tableau noir



Malgré ces contraintes, le train est lancé. Académies après académies, les TICE trouvent leur place. Certains établissements comme l’Ecole primaire de Mailly-sur-Seille bénéficient du dispositif Ecoles Numériques Rurales et des subventions ministérielles. Ainsi, cette petite école de Meurthe-et-Moselle dispose d’ordinateurs mobiles de type netbook, un tableau blanc interactif (TBI) et un vidéo projecteur. En classe, les élèves se succèdent au tableau et agissent avec le stylet. C’est la fin de la peur du tableau noir, les enfants sont à l’aise et apprécient l’aspect ludique de cet équipement interactif. Divisé en trois groupes lors d’une leçon de géographie, certains travaillent sur le tableau, d’autres sur les PC portables, et un dernier groupe sur des PC de bureau. Ils se connectent à leur ENT, leur Espace Numérique de Travail, et y trouvent les consignes, les sites internet à visiter… A la fin de la séance, la maîtresse rassemble, sur le TBI, le travail de tous les élèves, on découvre des visuels glanés par le groupe 1 et on entend les enregistrements du groupe 2 qui devait lire à voix haute des textes. Pour Ivana et Laura, deux élèves de CM1 et CM2, l’ENT est très pratique : « il permet d’avoir tout à la maison et par exemple de partager les cours avec les absents ».

L’ENT Place pour travailler ensemble



Cours d’histoire-géographie en sixième au collège Val de Seille à Nomeny (Meurthe-et-Moselle). Là encore, le TBI est au centre de tout. On découvre une autre utilisation de l’ENT car le collège aussi est raccordé à Place (Plateforme Lorraine d’Accessibilité et de Communication pour l’Education). Il permet aux élèves de stocker en ligne les résultats de leurs recherches personnelles effectuées à la maison. En classe, les élèves présentent leur travail (des photos…) et tous peuvent intervenir.
Même principe en classe de SVT avec les quatrièmes. Mme Thirion fait son cours à l’aide d’un TBI et les élèves sont connectés en wifi grâce à leur classe mobile (les mini PC portables mis à leur disposition). L’exercice consistait à complèter un document. Et on constate d’emblée une entraide au sein de la classe. Les élèves disposent d’un forum qui leur permet de poser des questions. « Ils apprennent à travailler ensemble et en silence » se réjouit Mme Thirion. Jéremy et Fanny, deux élèves de la classe, apprécient leur nouveau mode de travail et constatent qu’ils apprennent mieux ainsi !
Au lycée professionnel Bardot à Pont-à-Mousson, l’ENT Place a été déployé en septembre 2010. Dans la classe d’anglais de Mme Vitel, on utilise depuis peu des solutions de podcasting et des logiciels professionnels. Les élèves se servent de « baladodiffuseurs » ou MP3 qui leur permettent d’écouter des enregistrements mais aussi de s’enregistrer. Pour Mme Vitel, ces solutions sont intéressantes, elles permettent à l’élève de « travailler à son rythme. L’apprentissage est individualisé tout comme l’évaluation ». Un exemple parmi tant d’autres, un élève peut s’enregistrer (et donc pratiquer la langue à l’oral). La professeure récupère son travail et peut apporter une correction précise directement sur le fichier MP3 (faute, mauvaise prononciation…).



A quand une école totalement numérique ?



ITOP éducations, éditeur d’environnements numériques de travail, fournit ses solutions à 50% des utilisateurs français d’ENT. Cela représente plus d’un million d’utilisateurs, sans compter les quelque 600 000 nouveaux utilisateurs depuis la rentrée 2010 (déploiement en cours), et plus de 500 établissements. L’ENT Place concerne l’ensemble des lycées de la région Lorraine et également le département de la Meurthe et Moselle. Mais d’autres ENT sont en place ou en cours de déploiement : le projet Cartable Numérique dans le département de l’Isère, le projet Agora 06 dans les Alpres-Maritimes, le projet ENC 92 dans les Hauts-de-Seine… Pour l'intégration, le déploiement et la maintenance de l'ENT Place, l'ITOP a fait appel à Atos Origin, société de services informatiques.


D’autres initiatives sont lancées comme celle du WebPédagogique. Ce projet ludique vise à dynamiser l’usage du numérique en classe : le blog Le Petit Journal de mon Village. Il est soutenu par Intel, l’objectif est de permettre aux enseignants de réaliser un journal collaboratif en ligne avec des élèves de CM1 et CM2. Le travail se fait à l’aide des nouvelles technologies, dans un cadre scolaire, et permet en parallèle de participer à la vie du village. Les élèves pourront envoyer leurs articles dès le 15 mars 2010. Les premières publications seront faîtes le 12 avril. Enfin, ce travail de blog permettra à l’enseignant de valider des compétences informatiques inscrites sur le B2i Ecole (Brevet Informatique et Internet) !


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